
"…Il n'existe pas de tableau ou de statue de l'Immaculée où le serpent n'apparaisse. Dans l'Ecriture sainte, d'ailleurs, nous ne trouvons pas seulement: "Elle t'écrasera la tête", mais aussi: "Et tu l'atteindras au talon" (Gn 3, 15). Et cela s'avère en toute âme qui veut s'approcher d'elle et veut agir pour elle".
(Saint Maximilien Kolbe, SK 1364).
Saint Maximilien a certainement fait l'expérience du mal présent non seulement dans la vie, mais aussi dans le monde qui nous entoure: qu'il suffise de penser à la vague de haine qui a bouleversé l'Europe lors de la Seconde Guerre Mondiale. Son expérience ne s'est pas bornée à une simple acceptation ou à une constatation passive du mal. Il a mis toutes ses forces, son imagination et sa créativité à faire grandir le bien et à combattre le mal.
Il avait compris que la réponse de Dieu au mal, au péché et à la mort est le projet d'une humanité sainte et immaculée, et que Dieu a commencé à réaliser ce projet par l'Immaculée, appelée à devenir Mère du Seigneur et de l'humanité nouvelle.
La consécration à l'Immaculée, le fait de se confier à elle devient, pour Maximilien, la réponse de l'homme au problème du mal.
Tous, nous faisons l'expérience du mal et du péché présents en nous et autour de nous. Mais un combat est engagé, et il nous faut choisir en conscience de quel côté être.
Vivre la consécration à l'Immaculée, c'est lui confier nos contrariétés, le mal que nous n'arrivons pas à terrasser, les tentations que nous n'arrivons pas à vaincre. C'est aussi apprendre d'elle à tout mettre en œuvre – tout notre cœur, tous nos actes, toute notre volonté, toutes nos prières – non seulement pour combattre le mal, mais aussi pour faire croître le bien et grandir le Royaume de Dieu.
Ne craignons rien: Dieu ne se rend jamais. L'Immaculée tiendra toujours le serpent sous ses pieds, même si celui-ci la blesse au talon, car elle est forte de la victoire de Dieu en son Christ.