1. Contenu de la page
  2. Menu principale di navigazione
  3. Menu di sezione
 
 
  1. Accéder à une version imprimable de la page
  2. Accéder au plan du site

Contenu de la page

Témoignage missionnaire de Giovanni Malgarini

Mon voyage dans la « vraie » Bolivie

 
Au cours du mois d’août 2011, j’ai eu l’opportunité de partir, pendant environ trois semaines, en Bolivie, avec les Missionnaires du Père Kolbe.

Même si le temps que j’y ai passé peut sembler relativement court, j’ai pu voir et faire tant de choses différentes, et ainsi, à la fin du voyage, je pouvais vraiment faire la différence entre la Bolivie touristique et la « vraie » Bolivie.

En effet, le site principal où on m’a accueilli était Montero, une petite ville dans la province de Santa Cruz, où se trouve le Centre Médical et Social, qui est la base opérationnelle des Missionnaires ; mais au cours des semaines, nous avons voyagé dans d’autres villes plus ou moins grandes : Cotoca, Santa Cruz, Cochabamba, La Paz et enfin Copacabana.

Dans des villes comme Santa Cruz ou La Paz, j’ai observé combien la globalisation avait touché profondément la culture même des gens : bâtiments modernes, restaurants touristiques, et même fast-foods absolument identiques à ceux qu’on pourrait trouver au Luxembourg.

Copacabana et l’Isla del Sol étaient extraordinaires : paysages magnifiques sur le lac navigable le plus haut du monde, motels et restaurants de montagne, mais surtout une concentration de touristes inimaginable. Je m’explique : les seuls Boliviens présents étaient les propriétaires de petits commerces ou de restaurants, et les conducteurs de transports en commun. Pour le reste, on avait l’impression de se trouver en France, en Italie, en Allemagne.

Mais Montero… J’ai assisté à des réalités et à des situations humaines, que l’on ne peut pas imaginer. Du Barrio de Urqupiña, au Barrio de Tierras Nuevas, jusqu’à la prison, j’ai pu voir combien ce monde est injuste, et je me suis demandé comment une telle situation peut exister au XXIe siècle. Mais pour être concret, et pour ne pas banaliser cette réalité, j’ai décidé de vous raconter l’expérience la plus forte que j’ai eue pendant mon séjour.

 

Avec mes camarades bénévoles, un prêtre et une missionnaire, nous sommes allés dans la prison de Montero pour apporter un repas aux prisonniers, grâce à l’aide de familles du lieu.
Ils étaient 160 prisonniers, dans une prison qui avait une capacité de 40 : ce n’était pas une prison, mais plutôt un entrepôt d’hommes, de femmes, d’enfants.
Eh oui ! Vous avez bien compris, en effet, avant la messe, une femme prit la parole et raconta une histoire, son histoire : elle fut mise en prison à cause d’une fraude, et déjà à l’époque elle était enceinte.
Quelques mois après, elle sortit de prison pour accoucher, et tout de suite après elle y rentra, avec le bébé. J’ai assisté au désespoir de cette femme, qui, ne possédant pas les 400 dollars nécessaires, ne pouvait pas sortir de ce lieu infernal.

Le courage de cette femme m’a ému, ainsi que la force d’esprit que toutes ces personnes, jeunes et âgées, ont montrée en vivant les tragédies de tous les jours avec le sourire, et avec l’espoir qu’un jour elles pourront partir pour les Etats-Unis, pour l’Europe, ou même pour l’Argentine, pour y trouver une vie meilleure.

 
 

Giovanni Malgarini

 
 
 
 
 

Vous pouvez verser vos dons sur les comptes
suivants avec mention Cité de l’Espérance:

CCPL IBAN LU25 1111 1160 8573 0000 /Code BIC: CCPLLULL
BCEE IBAN LU15 0019 1055 6072 8000/ Code BIC: BCEELULL

  1. IT
  2. EN
  3. ES
  4. FR
  5. PT
  6. PL
 

Menu de la section