En février 1940, période de grande pauvreté pour Niepokalanow, je revins des régions de l'est en rapportant une quinzaine de montres et le peu d'argent que j'avais gagné. Au couvent, je trouvai un mot me disant que ma vieille mère se trouvait seule et sans ressources. Je demandai alors au père Kolbe l'autorisation de lui envoyer une partie de mes gains. Après en avoir discuté avec le père provincial, il m'invita à me rendre chez moi pour veiller sur ma mère, et à lui porter non pas une partie, mais la totalité de l'argent dont je disposais. Si c'était là une manifestation de sa bonté coutumière, c'en était une aussi de sa sagesse, humaine et spirituelle, car en agissant de la sorte, il accroissait considérablement mon dévouement à l'ordre et mon désir de travailler pour Dieu.
(frère Laurent Podwapinski, L’horloger du couvent – Extrait du livre « Maximilien Kolbe Le Saint d’Auschwitz » pages 150-151 )
Maximilien Kolbe était très bon et manifestait une égale sollicitude envers tous ceux qui ne pratiquaient pas sa religion. J'étais protestant, pourtant il ne montrait aucun préjugé à mon égard, puisqu'il n'hésitait pas à se confier à moi et à me traiter en ami.
(Yamaki, professeur protestant - Extrait du livre « Maximilien Kolbe Le Saint d’Auschwitz » page 94)
J’ai souvent vu, à Grodno, le Père Kolbe en proie aux pires difficultés financières; je l'ai vu aussi, à Niepokalanow, recevoir des dons substantiels. Or, dans l’un et l'autre cas, son comportement était exactement le même: il restait le franciscain, simpIe et modeste, qu’il avait toujours été. En réalité c’est au moment où il recevait le plus d'argent qu'il paraissait le plus dépouillé.
Rien pour lui-même, tout pour son œuvre, pourrait-on dire. Non qu'il eût le moindre mépris pour les biens matériels, mais il ne les utilisait qu’en fonction de son idéal et pour sa réalisation.
(Eugenio Srzednicki - Extrait du livre « Maximilien Kolbe Le Saint d’Auschwitz » pages 108-109)
Je suis d'ailleurs persuadé qu'au fond de lui-même, le père Kolbe était un soldat, et que s'il n'était pas entré dans les ordres, il serait devenu un grand général. C'était aussi un meneur d'hommes, un chef. Non parce qu'il était bon orateur, car il ne l'était pas; non parce que c'était un intellectuel, car il n'avait jamais avec nous de grandes discussions dogmatiques.
Pour moi, sa grandeur et son originalité consistaient en ceci qu'à l'époque où il vécut, et là où il vécut, il sut inspirer et mobiliser un nombre incroyable d'individus, les entraîner à sa suite vers un même idéal et leur faire réaliser, pour cet idéal, de véritables exploits.
(Docteur Wilk - Extrait du livre « Maximilien Kolbe Le Saint d’Auschwitz » pages 114-115)